2024 10 - Istanbul - Entre les deux rives
Istanbul est sur la césure entre les deux continents que sont l’Europe et l’Asie. Certes, celle-ci se poursuit bien au-delà sur d’autres terres et d’autres nations, mais celle qui nous préoccupe présentement est bien tout ce qu’il y a de plus virtuel….. En fait de césure, on ne voit, on ne sent, bien sûr aucune différence, bien sûr entre les deux rives, si ce n’est pour alimenter les guides touristiques.
A défaut cette ligne est au moins matérialisée par le Bosphore qui, s’il représente un très important canal de communication vers la Mer Noire est aussi pour le touriste une très agréable façon de découvrir une des facettes de la ville.
Quand on choisit cette ville c’est souvent pour ses richesses architecturales, ses palais et ses illustres mosquées. Mais au-delà des « dix choses intournables à voir à Istanbul », pour nous, il y a tout le reste, tout ce qui fait de cette ville une cité grouillante de vie.
C’est là notre deuxième voyage à Istanbul et nous craignions d’altérer l’image précédente, face aux évolutions politique du pays et à une lente érosion de la société.
Finalement, peu de choses ont changé à nos yeux extérieurs à la cité et cette deuxième expérience nous a pleinement satisfaits.
Inventaire……
La rue
La nuit est toute autre. La nuit cache. La nuit révèle…
Voilà une ville qui a oublié la gestion du temps… Si les quartiers s’animent rapidement dans la journée, le centre grouille de vie de la mi-temps de la journée à celle de la nuit.
Entre chien et loup, sur la Mer de Marmara
Le summum de l’agitation nocturne se concentre autour de l’axe Taksim – Pont de Galata sur la rive Est de la Corne d’Or et dans le quartier de Fahti sur la rive Ouest. Nous sommes bien là dans l’hyper centre de la cité, mais à la taille de l’agglomération. De quoi faire chauffer les semelles…
Dans Iskidal Cd
Sous la lumière, la ville ne masque pas on étendue et que dire de cette mégapole ! Ici les districts sont découpés en quartiers historiques et il faut un temps certain pour appréhender la cartographie locale tans les noms des uns se superposent aux noms des autres pour semer la confusion dans nos esprits quelque peu rigides…
Nord, Sud, Occident, Orient, tous se ressemblent, si ce n’est que l’hyper-centre se pose bien sur la rive Ouest dans ce qui fut autrefois la Constantinople historique. D’Eyüp à Kadiköy, l’urbanisme y est le même et la vie y raisonne de la même façon.
Devant la Mosquée d'Eyüp
Une grande fresque murale à Üsküdar
Chats !
La nuit tous les chats sont gris…. Erreur !
Ici les chats sont partout ! La rue bien sûr, mais aussi les mosquées, les boutiques, les bâtiments officiels, les bateaux, les cimetières…
Faim !
Manifestement la vie du félin est belle en ces lieux. Nourris, parfois logés, toujours abrités et protégés par tous les stambouliotes.
Gare à celui qui les maltraite !
Sur Iskidal Caddesi
Les Mosquées
Début XXe siècle, elles étaient 2562, sans compter les petits édifices locaux.
Je ne sais s’il existe un recensement contemporain, mais, difficile de les comptabiliser tant leur omniprésence est patente dans tous les quartiers de la capitale.
Si elles sont à l’image de la foi qui les a élevées,
Si la foi a élevé les cathédrales, elle a fait de même pour les mosquées rivalisant de magnificence pour leur décoration.
On entre sans doute aujourd’hui plus facilement dans une mosquée que dans une église, leur fréquentation étant continue. Une chose nous a encore surpris cette fois : la présence des enfants (mâles) jouant activement dans l’espace de prière. Il semblerait qu’en Islam, cela puisse les rapprocher de Dieu. Dont acte !
Près du Pont de Galata, la "Mosquée Neuve"
Topkapi
Voilà LE palais incontournable de la ville. Il est posé là, depuis le XVe siècle, comme pour illustrer toute la splendeur et le faste des dynasties de sultans qui se sont succédé à la tête de l’Empire Ottoman
![]() |
![]() |
L’article Wikipédia sur le palais est excellemment réalisé et très complet.
Topkapi sur Wikipédia
Et voir aussi les images du Harem dans l'album en lien
Marchés
Ils sont nombreux en ville, tant permanents que journaliers.
Evidemment, le premier qui vient à l’esprit du touriste est bien entendu le Grand Bazar
mais celui de Mahmutpasa, en plein air celui-là est bien plus imposant par son étendue et sa diversité.
Images….
Et si le premier est layryntique, le second est tentaculaire !
Citerne basilique
Plusieurs citernes byzantines sont visibles à Istanbul. Nous avions visité la Citerne Basilique en 2014 et avons redécouvert ce site vieux de 15 siècles, dernièrement rouvert à la visite, encore plus beau.
336 colonnes (je ne les ai pas comptées…) différentes les unes des autres, de 9m de hauteur pour atteindre la voute de brique.
Aujourd’hui, les lieux abritent quelques œuvres d’art fort bien incluses et parfois quelques concerts.
Les ferries & le Bosphore
Le Vapùr d’Istanbul, c’est un peu le Vaporeto de Venise….
Jusqu’en 1973, c’était là le seul moyen de franchir le Bosphore et ce depuis 1871, où fut mis en service le premier ferry au monde, issu d’un chantier britannique.
C’est bien là l’un des moyens de transport le plus agréable pour le touriste. Autrement plus que de faire la traversée en RER en 5 min…
Au terminal de Beşiktaş
Nous l’avons donc utilisé nous aussi, non seulement pour la traversée du Bosphore, mais aussi pour le cabotage sur la Corne d’Or et une « croisière » sur ce même Bosphore.
Le pont des Martyrs du XV juillet et la Mosquée d'Ortaköy
A découvrir aussi
- 20/09/2015 - Journées du patrimoine à Bruxelles
- 16/08/2018 - Juillet Normand
- 2024 09 - W.E à Copenhague
Inscrivez-vous au blog
Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour
Rejoignez les 33 autres membres